Le prix Paul-Émile-Borduas est la plus haute reconnaissance accordée à un artisan ou un artiste pour l'ensemble de son œuvre dans le domaine des arts visuels, des métiers d'art, de l'architecture et du design.
Les disciplines reconnues aux fins de ce prix dans le domaine des arts visuels sont la peinture, la sculpture, l'estampe, le dessin, l'illustration, la photographie, les arts textiles, l'installation, la performance, la vidéo d'art et les activités multidisciplinaires.
Les disciplines reconnues aux fins de ce prix dans le domaine des métiers d'art se rapportent à l'exercice d'un métier relié à la transformation du bois, du cuir, des textiles, des métaux, des silicates ou de toute autre matière.
On ne peut se porter soi-même candidat ou candidate à un Prix du Québec. Par contre, des personnes, des groupes ou des organismes peuvent proposer une candidature si elle satisfait aux conditions ci-dessous. Il s'agit de constituer un dossier et de le faire parvenir au ministère de la Culture et des Communications.
Les prix consistent en une bourse de 30 000 $ non imposable, une médaille en argent et un parchemin. De plus, le gouvernement du Québec rend publiquement hommage aux lauréates et aux lauréats des Prix du Québec. Cette année, la cérémonie de remise des prix aura lieu à l'automne 2001.
La remise d'une médaille aux lauréats des Prix du Québec est une tradition qui remonte à 1977, année où le gouvernement du Québec a remplacé par ces prix les Concours littéraire et scientifique instaurés en 1922 par Athanase David. Jusqu'en 1994, les Prix du Québec (au nombre de neuf cette année-là) comportaient chacun une médaille créée expressément pour la circonstance.
En 1995, le ministère de la Culture et des Communications, en accord avec le ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, alors responsable du volet scientifique des Prix du Québec, décide de ramener à deux le nombre des médailles, l'une pour les lauréats culturels, l'autre pour les lauréats scientifiques. Rappelons que depuis 1984 chaque médaille était réalisée en deux exemplaires, l'une étant remise au lauréat et l'autre étant déposée dans la collection des arts décoratifs du Musée du Québec.
Dans le but de renforcer le caractère symbolique des Prix du Québec et l'intégration des dimensions culturelle et scientifique, les deux ministères responsables ont décidé en 2001 de remettre la même médaille à tous les lauréats de l'année. Cette médaille fait l'objet d'un concours de création annuel.
2001 : Le concours de création de la médaille des Prix du Québec est actuellement ouvert. À compter de cette année, les lauréats des prix culturels et scientifiques recevront la même médaille.
L'invitation à participer à ce concours d'adresse aux artistes professionnels en arts visuels, particulièrement les sculpteures et les sculpteurs, de même qu'aux artisanes et aux artisans joailliers.
Historique des Prix du Quebec :
L'origine des Prix du Québec remonte à 1922, année où furent créés les Concours littéraire et scientifique sur l'initiative du secrétaire de la province, Athanase David.
Le prix David est alors décerné pour une œuvre littéraire en particulier, et le prix scientifique, pour un ouvrage de recherche. À partir de 1968, ces deux prix sont accordés pour l'ensemble de l'œuvre d'un écrivain et pour la carrière d'un scientifique. En 1977, pour refléter la diversité de la vie culturelle, sociale et scientifique du Québec, le gouvernement instaure les Prix du Québec, cinq prix décernés à des personnes en reconnaissance d'une carrière remarquable :
- le prix Athanase-David pour la littérature;
- le prix Paul-Emile-Borduas pour les arts visuels;
- le prix Denise-Pelletier pour les arts d'interprétation;
- le prix Léon-Gérin pour les sciences humaines;
- le prix Marie-Victorin pour les sciences naturelles et le génie.
Puis, de 1980 à 1997, se sont ajoutés les prix suivants :
1980: le prix Albert-Tessier pour le cinéma;
1992: le prix Gérard-Morisset pour le patrimoine;
1993: le prix Wilder-Penfiels pour le domaine biomédical;
1993: le prix Armand-Frappier pour la création ou le développement d'institutions de recherche, ou pour l'administration et la promotion de la recherche;
1997: le prix Georges-Émile-Lapalme pour la promotion de la langue française;
1999: le prix Lionel-Boulet pour la recherche et le développement en milieu industriel.